mardi 3 novembre 2009

Dilemme


L'hiver arrive... L'hiver qui charrie des flots de peurs dans mon esprit... L'hiver qui amène la terrible et nauséeuse dépression... L'hiver qui s'annonce cette année particulièrement sombre...

Le doute, la peur de l'avenir, le manque d'assurance, l'envie de baisser les bras... L'hiver dernier, je ne savais plus où donner de la tête. Cet hiver, j'ai plutôt peur de ne rien avoir à faire... Le spectre du chômage me guette, et je ne sais comment l'éviter... Ou plutôt, la solution ne me plaît guère.


Partir, pour une ville immense et froide où la solitude m'accompagnera à chaque instant. La voilà la solution. Mais comment quitter mon sud si accueillant, mon amour qui me soutient, et la chaleur d'amis que je commençais tout juste à connaître ?


Trouver du boulot. Un boulot qui me plaise, voilà tout le problème. Je ne suis pas sûre que la stratégie soit, finalement, mon point fort. La création, voilà ce que j'aime. J'ignore si je suis douée, et au fond de moi je pense que non. Mais j'aime. Si j'avais pris conscience de cela plus tôt, j'aurais pu bifurquer, me lancer dans des études plus artistiques... Ma conscience m'en a empêchée, cette petite voix qui me dit que ce n'est pas pour moi, que je ne suis pas assez créative, intelligente, que je n'en suis pas capable, et que ce genre de boulot ne mène qu'à la galère.


Alors que faire ? Rester ici et renier mon bagage en trouvant un travail sous-qualifié ? Partir, et trouver un travail à ma hauteur, mais seule, désespérément seule, en prenant le risque de perdre ce que j'ai mis si longtemps à construire ?


Plus qu'un mois... Tic-tac... Tic-tac...


vendredi 23 octobre 2009

Je est un autre


Pour toi, tout semble facile : des décisions rationnelles ont des conséquences logiques et immuables. Et moi je me perds dans un océan de doutes et d'incertitudes. Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici, quel sens donner à tout ça ? Suis-je vraiment seule, ou sommes-nous nombreux à vivre dans ce même corps qui me rebute ?

Inconscience et indécision, je ne sais que compliquer les choses, et gâcher le bonheur que tu me donnes. Je ne me contentes pas de ce que j'ai, je devrais relire Epictète. Je t'admire, parce que tu ne sembles souffrir de rien, roc immuable au milieu de la tempête qui règne dans mon esprit. Même si je sais que tu ressens, on dirait que ni l'amour ni la haine ne te traversent.

Ma fierté et mon estime de moi ont volé en éclat. Ta cicatrice, tu la vois chaque jour devant le miroir. La mienne est invisible à tes yeux, et s'obstine à ne pas guérir. Comme le bras coupé qui fait encore souffrir, ce qui manque à mon esprit est douloureux.

Comme tu dois me mépriser, pensant que je ne suis qu'une enfant gâtée, une "pauvre petite fille riche" qui se plaint sans aucune raison. Mais sais-tu seulement, toi qui juges si hâtivement mes pensées, ce que c'est que de vivre en perpétuelle contradiction avec soi-même, et d'en prendre douloureusement conscience à chaque instant ?

Peu importe ce que je fais, ce que je décide, ils disent que j'ai tort, et me font culpabiliser. Quand je change d'avis, ils me lapident. Quand je me regarde, ils posent un masque hideux sur mon visage. Si je parle, ils raillent le moindre de mes mots. Si je bouge, ils analysent, jugent et critiquent le moindre de mes gestes.

Alors ne sois pas trop cruel dans ton jugement, et n'attends pas de moi que je règle tous mes problèmes en un instant. Je ne peux me battre seule contre la foule hargneuse qui occupe mes pensées. Et si tu ne peux m'aider, qui le pourra ?

lundi 12 octobre 2009

Un nouveau départ ?

Je n'ai pas posté depuis juillet. La faute à ma vie, à Alice, et un peu à ma flemmardise (ou plutôt au fait que je travaille toute la journée, et que je n'ai plus trop la motivation d'écrire le soir venu).

Je ne peux pas dire que je prends la résolution d'écrire ici chaque jour, car je sais que je ne m'y tiendrai pas. Mieux vaut ne pas prendre de résolution irréaliste. Mais j'essaierai de poster une à deux fois par semaine, et ce sera déjà un bon début. Les textes ne seront pas toujours poétiques, pas toujours personnels, parfois reliés à l'actualité ou à quelque chose qui m'a marquée.



Alors j'attaque tout de suite avec une petite remarque que je me suis faite à l'instant. Je me suis aperçue que lorsque j'avais l'impression de m'embourber dans mes pensées, de me perdre dans mes activités et de ne plus savoir où j'en étais, ranger autour de moi, faire le ménage dans mon appart ou sur mon bureau, m'aide à y voir plus clair dans ma tête.
Je crois que ce n'est pas très nouveau, ce n'est pas une révélation, et beaucoup de personnes ont dû s'en apercevoir, mais c'est une petite astuce pour mieux travailler, mieux penser, mieux vivre (sans compter que le fait de faire le ménage au sens propre du terme, ben... c'est quand même nécessaire ! :p)


Sans transition, je parlais ce weekend avec un ami des rêves. Je lui expliquais que je pense sincèrement que notre cerveau (ou notre inconscient, pour les freudiens) essaie de nous dire quelque chose à travers les rêves. Une frustration, un sentiment qui ne parvient pas à s'exprimer, peut se servir du rêve pour se libérer.

Un exemple : Il y a un mois de ça, je dormais presque chaque nuit dans l'appartement où mon chéri avait habité avec son ex. Et je rêvais très régulièrement qu'il me quittait pour une autre, ou qu'elle revenait habiter la maison. Depuis qu'il a déménagé et que nous habitons ensemble dans un autre appartement, je n'ai plus fait ce genre de rêve. Je pense qu'avec le rythme de nos vies, nous ne nous écoutons pas assez, ni notre corps, ni nos pensées inconscientes, et que le rêve est une façon de renouer avec soi-même.

Pendant 2 ans, je ne me suis pas souvenue de mes rêves. Je ne dormais pas assez, je crois (à peine 4h par nuit). A présent, je m'en souviens presque tous les matins. Je "demande" à mon esprit de retenir mes rêves, et avant même de poser le pied par terre, je revis plusieurs fois le rêve, je me le repasse, j'essaie de comprendre pourquoi j'ai rêvé de ça, et ce que révèle le rêve sur moi. J'ai toujours été fascinée par les rêves, mais je pense que je rêveur est la seule personne à pouvoir comprendre ce qu'ils veulent dire. Les bouquins du type "Décryptez vos rêves" etc. n'ont aucun sens. Le rêve est personnel et intime. C'est comme si un livre vous décrivait votre caractère : impossible !

Et pour conclure ce beau paragraphe bien long et bien hétérogène, je citerai Philippe Châtel, dans son œuvre éternelle "Émilie Jolie" :

"Faites que le rêve dévore votre vie,
afin que la vie ne dévore pas votre rêve"


Good Day, and Good Luck !

mardi 28 juillet 2009

Participation

Dernièrement, sur Facebook, j'ai demandé à mes connaissances de me donner un mot, une image, un concept qui leur venait spontanément à l'esprit. En voilà la liste :

Pomme de terre
recherche
le pouvoir de l'esprit sur le corps
la force de la pensée et ses risques
platonisme
jeux interdits...
refoulement
pyramide
la crise et ses conneries
le chômage malgré moi
l amour et la haine
le pouvoir suprême
la famille
le monde et ses mystères
le don de soi ou d'organes
la stratégie et la manipulation des personnes
la tristesse
un oiseau qui vole dans le ciel
passer sa vie devant la télé à regarder des émissions genre Hélène et les garçons
l'influence des médias
être soi-même malgré le regard et les moqueries des autres
l'éco voyage
boule de neige
un baiser sous la pluie
une petite sieste allongée dans l'herbe
l'amour
un appart à louer
paris
des kangourous
une blonde
un téléphone

Je prévois prochainement d'écrire à partir de ces mots-là.

mardi 30 juin 2009

Miroir, mon beau miroir...

Se sentir belle...

A nouveau, penser que l'on est quelqu'un qui en vaut la peine ; se dire que, parfois, on se retourne sur vous dans la rue, qu'on vous remarque ; et que, peut-être, on vous envie.

Se sentir belle...

Pas la plus belle, non, juste un peu mieux que la moyenne, un peu exceptionnelle, différente ; se dire que quelque part, quelqu'un pense à vous d'une façon très particulière.

Se sentir belle...

Supporter son reflet un peu plus que cinq secondes ; se dire que tout n'est pas à jeter, et qu'il y a du bon et du beau dans ce visage et ce corps là.

Se sentir belle...

Malheureusement, ces instants volés sont trop rares, et bien souvent, je ne vois qu'un troll hideux dans ce miroir, qui devient alors mon pire ennemi.

Peut-être devrai-je me contenter de tes yeux comme reflet pour me sentir belle.

lundi 29 juin 2009

MC3

Bienvenue dans le monde des fourmis de l'ombre, travailleuses du jour et de la nuit, fébriles ouvrières d'une œuvre colossale qui ne leur sera jamais attribuée. Dans cet univers, chacune vaque à ses occupations, consciencieusement, vaillamment. Les unes à côté des autres, presque sans se voir, peu de mots, le strict nécessaire. Un peu de repos au zénith, consacré à se ravitailler, pour reprendre la tâche ardue qui les absorbe toutes entières.

Au soir, c'est la même ardeur qui les anime : relier, unir, exprimer, trouver le mot juste. Jamais elles ne cessent, toujours elles se donnent cœurs et âmes à leur passion, leur travail, leur vie. Elles se définissent par leur activité. Mais se définissent-elles seulement ? Parfois, elles en doutent, souvent elles n'y pensent même pas, trop préoccupées par leurs gestes, leurs paroles. Tout fait sens. Tout compte. Et si elles contaient à un passant leurs passionnantes occupations, y croirait-il ?

Tout est communication.

mercredi 24 juin 2009

Néant

Un de ces soirs où tout paraît insurmontable, où on voudrait tout oublier, que le monde disparaisse, et disparaître avec lui... Tout est agression, les larmes même font mal au lieu de soulager. Le cœur explose, entraînant les poumons, le ventre, la tête, puis tout le corps. On se disperse en poussière, non pas une belle poussière dorée, mais une poussière noirâtre, bleuâtre, une suie qui colle au monde et aux gens... Qui colle alors qu'on voudrait s'en défaire...

Trop difficile la vie, trop difficile l'amour... Petite goutte de pluie, comment résister à un vent si fort, sur une vitre embuée ? Fermer les yeux, se boucher les oreilles, déconnecter le cerveau, se blottir au fond d'une caverne obscure, un ventre chaud et confortable, où rien ni personne ne viendra nous faire renaître. Ne plus écouter, ne plus penser, ne plus savoir, mais être. Être une vie, parmi tant d'autres, juste une flamme qui un jour s'éteindra.


L'espoir, une chimère.
La vie, un monstre affamé.
L'amour, un dieu égoïste.
Moi... Rien

lundi 22 juin 2009

Paradoxe

C'était un jour où le soleil brûlait toute noire pensée.
C'était un jour où le ciel nous appelait vers d'autres contrées.
C'était un jour où les couleurs resplendissaient.
C'était un jour où tu semblais enfin à ma portée.

Et tu as dit ces mots, colorés et immaculés,
Ces mots que depuis si longtemps j'attendais,
Ces mots qui en moi ont doucement explosé,
Ces mots qui soudain m'ont fait réaliser...

Que vouloir te changer serait vain et futile,
Que toujours tu serais cet être fort et fragile,
Que rien, entre nous, ne paraîtrait facile,
Que tout, cependant, serait une belle idylle,

Et que c'est pour cela, précisément, que je t'aime plus que tout.

samedi 20 juin 2009

Toi, toi et encore toi...


Je vois des spirales
Et mon univers en mouvement
Je suis immobile et pourtant je m'envole
D'un philtre d'amour adouci
Je fais un breuvage révélateur
De ton cœur je me saisis
De ton âme je me régale
A présent tu es mien
Enfin...



Mon iceberg chauffé par le soleil
Mon verre plein à moitié vide
Mon miroir sans tain
Mon tout qui croit n'être rien
Mon oasis en plein désert
Mon solitaire qui ne supporte d'être seul
Mon silencieux bavard
Mon chanteur sans voix
Mon mystère limpide
Mon passé qui vit au présent
Mon acier brisé
Mon amour sans espoir...

Le rêve du papillon

La nuit, je vole,
Je file sur la pluie, sur la neige, sur l'étoile,
Je vogue sur un océan astral
Et le destin m'emporte...

En un lieu si beau que tous les chants ne suffiraient à le décrire
Les coquelicots éclosent en fanfare de cannelle,
L'écume chante sa mélancolie écarlate,
Et quand je me penche, je peux toucher du doigt...

La vérité qui m'était scellée
Au parfum de forêt, au goût de nuage
Lorsque je la caresse, le son de sa voix me désincarne
Et son toucher divin m'emplit d'un silence émeraude...

A l'aube, la triste fraîcheur d'un drap solitaire la chasse
Et je n'ai plus vraiment toute ma tête...
Car cette vérité, m'est familière
Elle a nom Amour, elle a ton visage...

Vertige

Comme un vide immense sous tes paupières,
Comme une chanson parmi la forêt vide,
Et tu tombes, tombes, comme un flocon de neige écarlate sous le drap noir du ciel.

Tandis que résonne l'appel, puissant, profond, d'une mélancolie que tu croyais enfouie, enfuie à jamais,
Tandis que là bas ton âme se rit de toi et te montre du doigt,
Tandis que le chien sombre de tes pensées te guette, prêt à bondir dans ton dos,
Toi, tu ne vois rien, tu ne te doutes de rien, être naïf et orgueilleux.

Vois l'ombre se dessiner dans ses pupilles vertes,
Vois l'émeraude t'hypnotiser, que tu ne peux quitter du regard,
La vouivre qui naît d'un regard, d'une simple parole...
Et fuis... Fuis ta destinée, qui ne peut que te rattraper...

Le chemin du papillon




Solitaire est le chemin du papillon
Sitôt sorti de son frêle cocon
Ses ailes humides tout le long
N'osant prendre l'essor du faucon

Palpitant, hésitant, farouche
Voletant, tantôt sur une souche
Tantôt sur une douce bouche
Mourant si on le touche

A droite, à gauche, tenté
En haut, en bas, emporté
Par un souffle de vent ballotté
Et un jour, par une goutte écrasé

Éphémère sa vie, rapide son destin
Mais son image, telle un dessin,
Reste gravée sur mon cristallin
Cette flamme brûle sans fin...

*********

Tu traines ta peine dans les couloirs vides d'un château humide, et cet air flotte dans ton cerveau et dans la pièce autour de toi.

Tu sais que tu n'as aucune raison de penser à tout ça, et pourtant tu y penses, et cette mélodie lancinante te rappelle tout ce à quoi tu ne veux pas penser.
Tu sais que tu n'as aucune raison de te sentir mal et pourtant c'est ainsi tu te sens vide et triste et mélancolique.
Tu sais que tu n'as aucun moyen d'y échapper, que même si tu étais entourée d'amis tu penserais à la même chose.
Tu sais qu'un roi sans divertissement est un homme plein de misères, et tu te sens comme un miséreux sans divertissement.
Tu sais que c'est l'hiver qui approche, charriant comme une rivière glacée toutes ces émotions troubles et froides auxquelles tu voudrais échapper, mais qui t'emportent comme un torrent.

Tu sais que seule, tu n'y arriveras pas.
Et que l'an prochain tout recommencera...

*********

Douce nuit, lente nuit...
Se déroulant sans fin sous la toile d'un cinéma de quartier, sous l'étoile d'un vent haché. Que n'es-tu comme ces rapides et fugitifs éclairs de lumière qui sillonnent le ciel d'été, pourquoi me fixes-tu comme un poisson dans son bocal ?

Froide nuit, longue nuit...
Solitaire et pleine de vengeance, pourquoi me voler des instants que je réclame, pourquoi te dérober à moi et me laisser seule hors du temps qui court et stagne ?

Slow night, so long...

*********

Et le vol solitaire du papillon est sans fin, il vole, il plane, il palpite, il a froid, car l'hiver est là qui lui gèle les ailes. Il ne peut plus agiter ses faibles oriflammes, il tombe au sol immobile, et pourtant il continue à voler, car son esprit reste plus fort que sa chair.

Et pourtant, bientôt, l'esprit faiblit, il ne peut plus résister au blizzard glacé qui le transperce, et il finit, lui aussi par tomber, tomber sans fin dans un abîme de doutes et de souffrances.

Ils resteront là, son esprit et son corps, emprisonnés dans leur cocon de glace, attendant le dégel, la fin de l'hiver, le redoux... Car le papillon finira par renaître... L'espoir revient toujours, au moment où on s'y attend le moins.

Alors... il attend... tout en se disant qu'il ne devrait pas...


Toi... et moi

Moi :

Quand t'es pas là
J'regarde un petit carré vide
Où il reste encore quelques uns de tes mots
Maigre consolation

Quand t'es pas là
Ya une lueur dans ma poche
Qui parfois me donne des nouvelles de toi
Ce que tu fais

Quand t'es pas là
Ya des nuages dans ma tête
Mais ton souvenir m'aide à les chasser
A me rendre le sourire

Quand t'es pas là...
En fait t'as jamais été là
Sauf par la pensée et par tes paroles
Manque un corps...

Quand t'es pas là
J'suis toute seule
Mais finalement je l'ai toujours été
Merci d'être là
Parfois

Toi :

Alors qu'un jour je reçois ce courrier,
Ces simples mots qui m'étaient destinés,
Tout dans ma tête fut bouleversé,
Tu l'as certainement remarqué...

Depuis, les jours ont passé,
Mon corps a beaucoup voyagé,
Mais mon esprit immobile restait
Auprès du tien que je m'imaginais...

Dès le réveil et jusqu'au coucher
Mes pensées sont vers toi dirigées.
Alors chaque mot avec toi échangé
Remplit mon coeur de positivité...

Les anciens sages toujours disaient
Que toute chose peut être réalisée
Tant que la volonté, assez forte, est...
Puissent-ils avoir dit la vérité...

Attaché à une absence, une voix imaginée
Heureux de t'avoir, par chance, rencontrée
Je m'en remets à ton image qu'en rêve j'embrassais
Et depuis, le sourire jamais mes lèvres n'a quitté...

vendredi 19 juin 2009

Toi... et moi

Toi :

Tous les soirs je te regarde sans vraiment te voir...
Je te parle sans jamais mot prononcer...
Mais en moi l'espoir de bientôt te retrouver...
Me réchauffe le cœur et me donne envie d'y croire...

Le temps désormais s'est plié...
L'attente qui paraissait éternelle s'échoue...
D'ici peu nous contemplerons, joue contre joue...
L'horizon, la chaleur de nos âmes mêlées...

Reviens moi vite et ne disparaît plus...
Mon univers n'attend plus que toi...
Ne lui manquant plus que sa reine et son roi...
Réunis dans leurs rêves farfelus...

Moi :

Parade

Elles ont mis leurs plus beaux atours, et leurs plus beaux sourires,
Leurs regards voguent de l'un à l'autre, dans une quête passive,
Elles espèrent que peut-être, il viendra, ou lui, ou lui,
Leur faire tourner la tête, pour un soir ou une vie.
Elles secouent leurs cheveux, elles plissent leurs yeux.
Elles attendent.

Ils ont coiffé leurs tignasses, enfilé leur costume,
Ils marchent le dos droit, ils font les forts, les mecs virils,
Ils parlent fort, ils rient et veulent faire rire,
Ils s'approchent, l'air de ne pas y toucher,
Ils proposent, un verre, une sortie, une vie en tandem.
Ils espèrent.

J'ai pensé à toi en enfilant ces vêtements
Pour une soirée solitaire au milieu d'une foule.
Je me suis dit que ce serait pour la prochaine fois.
Je les ai regardé faire, attendrie, j'aurai voulu que tu sois là,
Que tu me fasses tourner la tête, rire, sourire.
Je patiente...

Papillons

Je te garde en moi comme un trésor
Une pierre précieuse, mieux : un papillon doré
Là, dans mon cœur, tu es au chaud,
Tu ne crains rien, tu ne me quittes pas

Je te garde en moi comme un chaud souvenir
Mémoire qui pour toi n'oublie rien
Là, dans mon esprit, tu as ta place
Tu commences même à agrandir l'espace

Je te garde en moi comme un souffle de vie
C'est toi que je respire quand mon sein se gonfle
Là, près de mon âme, tu l'apaises doucement
Je ne crains rien, tu ne me quittes pas

Papillons

Comme un papillon dans la flamme d'une bougie
Voilà ce que je pensais être, les ailes brûlées
Ne plus jamais voler, ne plus sentir la caresse du soleil
Une petite coquille vide, parce qu'on l'avait trop brisée

Tu as été un rayon de soleil innocent
Jouant de mes rires, illuminant mon regard
Emerveillant mon esprit, ravissant mes pensées
Tu as été une chaude lumière réconfortante

Puis tu es devenu le Zahir, obsession de mon âme
Comme un écran transparent à travers lequel je voyais le monde
Comme un prisme, tu es devenu mes yeux,
Chacun de mes mots disait ta présence dans mon univers

A présent, me voilà tranquille et paisible
Si je doute, ton image me rassure,
Si j'ai peur, tu effaces ma frayeur
L'avenir ne réserve que plus de bonheur

Tu es là sans être là, mais cela suffit
Et lorsque tu es vraiment là,
Cette plénitude est indescriptible
Je voudrais qu'elle dure toujours...

Papillons

Une lueur derrière mon épaule
Un papillon de lumière dans ma tête

J'ouvre les yeux, le soleil se lève en même temps que moi
Tu ouvres les yeux, je lui demande de t'embrasser pour moi
Dans la rue, parmi la multitude, je ressens cette solitude
Mais tu brilles si fort qu'elle fond comme de la neige

Une lueur derrière mon épaule
Un papillon de lumière dans ma tête

Une longue journée, comme toutes celles sans toi
Une longue journée, mais qui me rapproche un peu de toi
Immobile tout le jour, mes pensées s'envolent
Et viennent retrouver les tiennes sous un ciel rose pâle

Une lueur derrière mon épaule
Un papillon de lumière dans ma tête

Enfin je retrouve mon foyer, vide, mais éclairé par tes mots
Enfin je retrouve cette image contemplée, espérée, désirée
Hypnotisée, je ne peux m'en détacher, tu es presque là
Et comme une litanie, je répète « Bientôt, bientôt... »

Une lueur derrière mon épaule
Un papillon de lumière dans ma tête

Et lorsque la nuit m'engloutit, solitaire encore, je rêve
Et lorsque la nuit m'engloutit, nous nous rejoignons dans nos songes
Bienheureux oubli du sommeil, plénitude presque retrouvée
Hélas éphémère, mais qui nous permet de patienter encore un peu...

A chaque instant, toute la journée, ton image m'accompagne
Tu ne me quittes pas une seconde, ta présence est comme...
Une lueur derrière mon épaule
Un papillon de lumière dans ma tête

Exercice de style

Tu es le voleur de cœur
L'assaillant de pensées
Tu es le Quijote sans peur
Combattant la morosité

Tu es la poésie qui s'ignore
Le rêve incarné
Tu es le chêne fort
Auquel s'attachent les fées

Tu es la nuit des temps
L'hiver, l'automne, le printemps et l'été
Tu es le soleil, la pluie, le vent
Qui érodent les âmes décharnées

Tu es la Muse, l'Inspiration
Le Verbe divin
Tu es l'Humain
Qui vivra sans fin

Tu es la Pensée, l'Amour,
Le Zahir aux paroles vraies
Tu es l'Univers tout entier
Qui respirera toujours

Oui... Tu es tout cela,
Et bien plus encore
Tu es le solaire essor
D'un cœur qui était las

Et qui à présent... bat.
Timide effort, osé,
Magie renouvelée
...Pour toi.

A toi...

Cette nuit, j'ai volé à tes côtés
Ensemble nous avons glissé
Le long de la voie lactée
Jusqu'à l'étoile du berger

Cette nuit, j'ai chanté à tes côtés
Dans une prairie ensoleillée
Par une douce brise caressés
Tes yeux dans les miens plongés

Cette nuit, j'ai nagé à tes côtés
Dans un océan de beauté
Dans une mer de volupté
Tes doigts aux miens mêlés

Cette nuit j'ai rêvé
Mais tu n'étais pas à mes côtés
Et quand je me suis réveillée
Le vide m'a transpercée
Les rêves sont plus doux que la réalité

Cette nuit, j'ai rêvé à tes côtés
Et quand je me suis réveillée
Tes yeux dans les miens plongés
Tes doigts aux miens mêlés...
Les rêves sont moins doux que la réalité

Je rêve ma vie en couleurs...

Éblouissants et fascinants, ils voguent là,
Dominant la terre de leur pureté pâle
Cotonneux, légers et imposants à la fois,
Leurs formes rondes glissent et se déforment sans mal.

Émanant d'un monde d'azur si éthéré
Qu'il en devient irréel, planant sans effort
Sur les bassesses de notre monde vicié
Ils sont. Et cela même suffit à leur sort.

Incarnation divine? Rêve d'un ange?
Ils éveillent en moi un idéal, hélas!
Blancheur, pureté, liberté, heureux mélange
Mais je n'oublie pas que leur nature est fugace...

"J'aime les nuages...Les nuages qui passent... Là bas.. Les merveilleux nuages!"

****************************************************

Je chante l'amour et la passion
Les sentiments, doux ou amer,
Car la vie ne se conçoit que de cette façon
Nul ne peut vivre avec un cœur de pierre

Quelle raison te pousse à te lever,
A agir, à vouloir changer le monde?
Le rêve et la passion sont une raison d'exister
Tu revis quand l'amour t'inonde.

Il possède de nombreux visages
Un simple sourire est un acte d'amour infini
La raison, froide et claire, n'est qu'un mirage
Car la raison du cœur est la vie.

Ainsi doit-on aimer son prochain
Ôte de ton esprit la haine, la colère et la peur,
Et ouvre ton être au genre humain
Tu y trouveras la paix et le bonheur.

Au détour d'une vague...

Je voudrais partir, m'enfuir
Sur une ruine nommée navire
Au bras d'un capitaine déchu
Découvrir un monde inconnu

Je voudrais naviguer, rêver
Me laisser porter par la voie lactée
Flotter comme une plume sur l'océan
M'envoler peut-être au gré du vent

Je voudrais aimer, sourire
Oublier ce qui fait souffrir
Me noyer dans ton regard
Peut-être y trouver l'espoir

Devenir une patelle accrochée à son rocher
Un accroche-cœur en forme de coquillage
Pour ne plus jamais te quitter
Et te suivre dans un éternel voyage

***********************************************

Je rêve de ne jamais dormir, et que tu ne dormes jamais

Pour que jamais tes paupières ne viennent cacher la mer
Qui sommeille au fond de ton regard infini et lunaire

Pour que jamais ton esprit ne soit à la nuit asservi
Et que jamais dans ton sommeil tu ne m'oublies

Pour que jamais ton corps et le mien séparés
Ne ressentent l'amer frisson de la solitude étoilée

Pour que je puisse à tout jamais, sans interruption
Plonger mon regard dans le tien avec passion,
T'écouter me dévoiler tes pensées sans façons
Sentir ton corps contre le mien dans un chaud frisson

***********************************************************

Rancœur
Ce mot tourne depuis des heures
Mon âme est en pleurs
Mon visage c'est le malheur
Je veux oublier...

Plus tard...

Bonheur
Ce mot illumine mon cœur
Quand d'un regard tu m'effleures
Fais-moi oublier mes peurs
Je veux t'aimer...

Bonheur partagé

C'est facile de dire "Je t'aime"
Tellement plus difficile de le prouver
Quand l'amour devient un faux semblant
Il faut s'en aller

Tourner le dos
Claquer la porte
S'enfuir, vite, loin
Et ne pas se retourner

Oublier les rêves, les espoirs
Ce qui nous faisait rire pour un rien
Se préserver, au prix d'un bonheur incertain,
Se protéger, se barricader

En amour, on peut prendre des risques
Tout oser, risquer de se bruler les ailes
Mais à force d'être brulées...
Elles finissent par ne plus cicatriser

Oui, on te l'avait dit
Il n'est pas pour toi
Ne te laisse pas avoir
Il va te faire souffrir

Mais toi... Toi tu as cru savoir
Savoir mieux que tous
Le connaître, mieux qu'eux tous
Tu as cru que tu pouvais avoir foi en lui

Et lui... Lui il ne savait pas
Ce qu'il voulait, ce qu'il cherchait
Par deux fois il t'a brisé le cœur
Par deux fois tu as pardonné

Mais à présent, je t'en prie...
Pars, tourne le dos, claque la porte
Fuis, loin, très loin, vite,
Et ne te retourne plus

Tu vaux mieux que ça,
Il y a forcément quelqu'un ici pour toi
Tu le trouveras, je te le promets
Et tu connaitras, enfin... le bonheur partagé.


Moi... Je n'y crois plus.

Histoire de Hikari et Yami

Quelques lettres témoignant de l'amour entre la douce Hikari, un médecin elfe, et Yami, un humain.

"Mon Yami, mon amour.

Je regarde ma peau rougir au contact de la flamme, mais je ne sens plus rien. Depuis que tu es parti, depuis que mon coeur a explosé dans ma poitrine, je ne ressens plus rien, que ce vide immense qui me dévore.

J'ai résisté à bien des tourments, bien des souffrances, mais je les ai endurés parce que je savais que tu serais là, près de moi, pour me soutenir. Ton amour a toujours été un soutien immense pour moi.

Allongés l'un près de l'autre, nous riions de comparer nos mains, ta peau brune et ma peau blanche, tes doigts forts et habiles, mes doigts longs et fins, tes cheveux noirs, ma chevelure blanche. Tu me transmettais ta chaleur. A présent, ma peau est froide comme la glace, et la flamme de la bougie ne peut la réchauffer, mes doigts sont inertes, mes cheveux sont ternes car ils ne resplendissent plus de ta lumière. Je pleure chaque soir ton absence, je porte chaque jour ce vide en moi.

Tu as dit que l'amour entre un humain et une elfe était impossible. Mais tout n'est question que de volonté. Tu aurais vieilli, ton apparence aurait changé, mais j'aurai toujours été à tes côtés, car c'est ton âme que je chéris.

Les ténèbres obscures qui emplissent ton coeur, j'ai voulu les combattre. J'ai cru que je serais assez forte pour leur résister, pour t'aider à les ignorer. Mais la part sombre de ton être a été la plus forte, et la lumière que je porte est à présent éteinte. Tout espoir est-il perdu, ne reviendras-tu pas? J'ai encore la force de t'aimer, j'ai encore la force de t'aider. Mais si toi tu ne le veux pas, je ne peux rien faire contre cela.

Tu as voulu cette déchirure, tu as voulu cette souffrance. A présent je porte le poids de ma douleur de t'avoir perdu. A chaque instant, je me demande où tu es, ce que tu fais, j'aimerai partager chaque seconde de ma vie avec toi. Mais toi, penses-tu seulement à moi? Cette pensée est probablement la plus difficile. Pourtant, je sais depuis toujours que ce n'est pas parce qu'on aime une personne que cet amour doit être réciproque.

Que les Vents portent cette colombe jusqu'à toi, mon ange obscur, et que mes mots éveillent en ton coeur une trace de ce qui fut.

A toi,
Hikari"

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Il dormait, là, allongé sur la paillasse, dans cette petite chaumière près de la plage, où ils avaient trouvé refuge, pour renouer les liens de leur amour perdu. Longuement, elle le regarda. La lumière de la pleine lune jouait avec les reflets rouges de ses cheveux de bois. Elle sourit légèrement. Il avait l'air d'un enfant, endormi, innocent.

Elle se leva, et se dirigea vers la fenêtre, prenant au passage un parchemin et sa plume d'albatros, qu'elle enduisit d'encre bleue. Elle commença à écrire, doucement, pour ne pas que le crissement de la plume sur le papier rêche le réveille.


"Mon amour retrouvé,

Dormir à nouveau à tes côtés, respirer la cannelle dans tes cheveux, me perdre dans ton regard hésitant, c'est un rêve que je ne pensais pas pouvoir réaliser à nouveau. Tu es parti, me laissant sans espoirs, sans rêves, brisée. La vie pour moi n'avait plus de sens, car c'est toi qui lui donnait sa réalité. J'errai là, comme un fantôme blanchâtre, inutile, vide. Ma souffrance s'exprimait parfois par de longs cris, ou cette lettre que j'ai envoyée, et que tu n'as jamais reçu. As-tu senti comme mon cœur hurlait ton absence? Comme il réclamait ta présence, désespérément?

Car malgré tout je savais que tu étais mon âme sœur. Tes doutes t'ont aveuglé, et moi dans ma souffrance je ne voulais que te le crier, pour que tu le voies, et que tu l'acceptes. Mais mes cris sont longtemps restés vains. Je te voyais partout, chaque humain me rappelait toi, je fuyais les villes et les villages, mais même dans la forêt, les branches des arbres me paraissaient ta silhouette. Seule la mer m'apportait quelque réconfort, comme elle l'a toujours fait.

Et puis un jour, sur la plage, j'ai vu une ombre au loin, à contre-jour. Et c'était toi. Je n'y croyais pas, je pensais que mes yeux me jouaient à nouveau quelque vilain tour. Mais soudain, tu étais devant moi, caressant mes joues baignées de larmes, pleurant toi aussi, avec moi, et me suppliant de te pardonner. Je suis tombée à genoux, mes jambes ne me portaient plus, je pensais que mon esprit affaibli se jouait de moi. Mais ta voix, tes bras, ton odeur... Tu étais là.

Mon cœur brisé a appris à aimer de nouveau. Tes doutes s'étaient envolés, pour combien de temps? Tu es si changeant, ton amour durera-t-il? Résistera-t-il au temps, à la distance de nos races différentes?
Une lumière illumine pour le moment tes ténèbres intérieures, je n'ose croire qu'elle provienne de moi, je préfère penser qu'elle vient de toi, que tu as vu l'étincelle que ton cœur contient, et que tu as appris à la cultiver, pour qu'elle devienne feu de joie.

Mon feu follet, mon feu de joie, je veux que cette lumière et que cet amour dure le plus longtemps possible. Mes blessures n'ont pas cicatrisé, mais ton amour me permet de les oublier, et de ne plus sentir la douleur lancinante qu'elles projettent en moi.
Cependant, leur présence me rappelle que tout peut m'être à nouveau ôté, et c'est pourquoi je vis notre amour au présent, je ne veux plus me poser de questions, je ne veux plus anticiper, avoir peur de l'avenir et du passé. Qu'ils restent avenir et passé, et que notre présent soit plus lumineux et plus puissant que leurs ténèbres insidieuses.

Mon ange de lumière obscure, je suis, encore et toujours, à toi,
Hikari"

Elle finit d'écrire cette longue lettre, et souffla légèrement sur le papier pour que l'encre sèche. Puis elle jeta un regard attendri sur son amour endormi, et déposa le parchemin près de lui. Elle effleura le front de Yami de ses lèvres fraîches, puis elle jeta sa besace de médecin sur son épaule et sortit sans bruit de la chaumière, pour aller effectuer ses consultations matinales.


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En revenant, au zénith, Hikari découvrit la chaumière vide. Les affaires de Yami avaient disparu, seul restait son parchemin, où, au dos, était écrit :

"J'ai menti. Pardonne-moi."

Elle s'effondra. Ses jambes ne la tenaient plus, ses yeux ne voyaient plus, plus rien n'existait que ce chaos noir, ces ténèbres en lesquelles elle s'enfonçait. Encore une fois. Une fois de plus. Ses blessures se remirent à saigner en son cœur, ce pauvre cœur malmené, brisé maintes et maintes fois, par cet homme instable, qu'elle aimait pourtant.

Elle y avait cru, elle avait pensé pouvoir le sauver des ténèbres, et puis elle avait cru qu'il avait pu s'en sortir lui même. Et pourtant ce n'était pas à elle qu'il voulait du mal, mais à lui. Il se blessait lui-même, elle le savait. Il ne voulait pas la blesser, elle... Mais ses ténèbres l'envahissaient, et il ne pouvait leur résister. Alors il devait briser la pureté, la beauté des sentiments qui peut-être lui était insupportable, parce qu'il ne s'en sentait pas digne. Mais... il en était digne, oh, comme il en était digne, son humain au cœur sombre, son ange aux ailes brisées. Elle avait cru pouvoir le soigner...

Elle s'était trompée, et cette erreur lui coutait à présent sa lumière intérieure. Pourquoi souffrait-elle ainsi? En quoi avait-elle mécontenté les Dieux? Jamais, plus jamais elle n'illuminerait de sa joie ses patients, ses amis. Jamais plus jamais elle ne serrerait dans ses bras son amour perdu puis retrouvé, et qu'elle avait perdu à nouveau. Elle ne cessait de se le reprocher : elle aurait dû agir autrement, tout était de sa faute, à elle. Où avait-elle fauté?

Que faire, à présent?

Elle se mit alors à errer, âme en peine, cœur saignant. En la ville de Dion, tentant d'oublier les souvenirs liés à ces endroits où ils s'étaient aimés. A Giran, elle faillit fondre en larmes. C'est alors qu'un elfe l'aborda, pour lui proposer d'entrer au sein de sa famille. Plus que jamais elle avait besoin du réconfort d'une famille. Plus que jamais elle avait besoin de la chaleur d'êtres vivants. Elle accepta, et devint un "ange".

Elle avait retrouvé une famille en perdant son amour. Reviendra-t-il un jour? Et s'il revient, lui pardonnera-t-elle à nouveau, au risque de souffrir encore plus?

"Au feu de la passion, on peut risquer de se brûler les ailes... mais rester de glace est-ce vraiment une solution ?"

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Un soir rouge... Le soleil embrase la mer... Elle marche lentement le long du rivage, laissant l'écume lécher ses chevilles. Elle s'arrête. Regarde longuement l'horizon. Puis s'effondre dans le sable encore chaud du soleil de la journée. Elle sort des parchemins. Ceux de Yami. Puis fait naitre une flamme dans sa main. Une toute petit flammèche, juste une étincelle... Et elle brûle ces vestiges d'un bonheur douloureux.

Elle regarde fixement le papier se consumer, devenir cendres, puis s'envoler, et flotter sur l'eau rougeoyante. Les larmes coulent en silence sur ses joues, détrempant peu à peu sa robe. De sa besace elle extirpe une dague, fine et ciselée. Elle contemple longuement la lame qui brille des reflets du couchant.

Elle lève la dague vers le ciel et commence a prier les Vents, ses Dieux.

"Par mon sang, je jure que plus jamais je n'aimerai d'homme, race ingrate et cruelle, qui se joue du cœur et des âmes."

D'un geste vif, elle cisaille son poignet gauche, et laisse le sang se mêler au sable. Puis elle se lève, et tend son poignet au dessus de l'eau, pour que le Vent du Large bénisse ce serment, avant que l'eau ne boive le flux de vie. Puis elle bande soigneusement la plaie, réflexe de médecin.

Enfin, épuisée, elle s'allonge dans le sable et laisse la brise jouer avec les mèches de ses cheveux, yeux clos. Et elle s'endort, là, le cœur brisé, l'âme esseulée, tentant de retenir les accès de violence qui la parcourent.

Que l'homme en soit conscient...
Si un jour il recroise son chemin,
Hikari le doux agneau deviendra animal enragé...
Et qu'il ne pense pas en sortir vivant.
La vengeance du vent se fera tornade...
Car la haine sera à la mesure de l'amour éprouvé

Âmes sensibles...

Regards électriques
Désir mutuel
Attirance magnétique
Parfums sensuels

Tensions primitives
Vêtements effleurés
Mordillements d'incisives
Mots doux chuchotés

Lèvres timides
Baisers langoureux
Cœur humide
Regards amoureux

Peaux caressées
Souffles brûlants
Murmures hachés
Doigts haletants

Langues mêlées
Plaisirs divins
Corps enlacés
Pour la suite, soyez devins...

Amour tangible
Âmes sensibles...

Un parchemin sur le sable...

Un cœur qui cicatrise
Un cœur encore fragile
Comme le verre se brise
Ainsi passe l'idylle

Si dur est le pardon
Pour une telle douleur
Je t'avais fait ce don
Tu as renié notre bonheur

Faire à nouveau confiance
T'offrir mon âme
Oublier la souffrance
Redevenir femme

Suis je assez forte?
En suis-je capable?
Ton amour me porte
Ne te sens pas coupable

Ne me blesse plus
Ouvre-moi tes pensées
Que ce que nous avons vécu
Demeure le passé

Construisons toi et moi
Une forteresse plus puissante
Que tous les "pourquoi?"
Pour que nos lendemains chantent

Je crois en ton amour
Je crois en notre avenir
Ne parlons plus de toujours
Ne craignons plus le pire

Car l'amour se vit au présent
Un cœur brisé peut aimer à nouveau
Notre ciel sera éclatant
Et notre printemps toujours plus beau.

Mon âme sœur,
Mon obscurité,
Lumière de mon cœur
Mon bien-aimé

Pour un soleil perdu

Tu entres dans ma vie et tu en sors
Comme un rayon de soleil capricieux
Tu joues à illuminer mes yeux
Et puis tu repars, heureux de mon sort

Tu ignores où te mène ton chemin
Tu ignores le sens de ta vie
Et pourtant tu nous souris
Clown triste ou arlequin?

Parfois une ombre passe sur ton front
Comme un nuage cache le soleil
Une éclipse, puis tu t'éveilles
Et tu chantes ta joie sur tous les tons



Je te remercie de ta joie de vivre
Et de ton rire communicatif
Tu trouveras un jour un chemin moins solitaire
Heureux, tu danseras sur la route
Riant, suivant la voie tracée pour toi
Oubliant tes soucis, apaisé.